lundi 12 février 2018

Des nouvelles et des cadeaux !

Bonjour à tous !

Cela fait un moment que je ne suis pas passé sur mon blog, j’ai pas mal de choses à vous annoncer !

Pour commencer, mon nouveau projet SF « L’Étoile Rouge » avance plutôt bien, je suis à un tiers de la fin ! Écrire cette histoire m’a permis de laisser libre cours à ma passion pour l’astrophysique. C’est un décor radicalement différent de ce dont j’ai l’habitude. L’ambiance est froide et sombre, on est dans l’espace ! Ça n’a rien à voir avec les flammes et les giclées de sang de Bleu&Rouge.

Pour ce projet, je me suis penché sur l’étude de la crise amoureuse et ses manifestations physiologiques. C’est d’autant plus amusant qu’il s’agit d’une relation inter-espèce. Ils n’ont pas du tout la même culture de l’amour. Cette relation pourrait être illustrée par des étoiles binaires. Elles se tournent autour, s’attirent et se repoussent en même temps. Heureusement, la gravité l’emporte toujours et quand elles se rencontrent, elles deviennent une super nova...

Vous voyez le genre ?

En parallèle, je vous ai concocté un épisode « Spécial Saint Valentin » de Bleu&Rouge. Il se situe juste après le chapitre 24 – Le Jugement. Je l’ai donc intitulé 24.2 – Liberté. J’intégrerai ce chapitre comme bonus dans une prochaine édition du tome 2, en attendant, vous pourrez le découvrir gratuitement sur Wattpad d’ici peu. => ma page wattpad en cours de construction !<=

Je vous avoue que cet épisode m’a pas mal dérangé… Je ne serai pas surpris de me faire lyncher ! Moi qui m’étais habitué à la froideur polaire de Xanto (l’alien de mon roman SF), je me suis retrouvé sur un terrain miné, avec un Johann décomplexé et un Thomas… Déchainé. Ils ont réussi à me mettre mal à l’aise !

 J'y suis pour rien, quand on me cherche, on me trouve !


J’avais prévu un scénario mainstream, mais j’ai oublié à qui j’avais à faire. Bref, mon projet SF semble être un roman Arlequin à côté de Bleu&Rouge.

Ça ne me dérange pas, je ne cherche pas à faire dans le sensationnel. Si vous êtes auteurs, vous savez ce que c’est. Les personnages m’habitent et même s’ils évoluent dans mon univers, une fois leurs personnalités créées, ils prennent vie… Et vivent leur vie.

Je ne veux pas trop vous parler de « L’Étoile Rouge » car je crains de trop en dire. Mais rassurez-vous, même si je le trouve soft par rapport à B&R, ça vient de mon cerveau, donc, ça reste décalé, dérangé et sexy.

J’allais oublier ! Dernière nouvelle, mais pas des moindres, Bleu&Rouge 1 et 2 sont à 3€ chacun sur Amazon au lieu de 5€ ! L’occasion de plonger dans la démence, si vous ne l’avez pas encore lu ;).

Je vous tiens au jus pour le chapitre 24.2 (Spécial Saint Valentin) !


À Peluche !

mercredi 10 janvier 2018

Review : FORBIDDEN de Sheily Larash



Je commencerai par un résumé de mon avis sans spoiler. Pour faire bref, les deux jeunes gens font partie d’une famille recomposée et alors que c’était mal partie entre eux, un lien d’amitié puis romantique va se tisser. C’est une romance pour ado, donc si vous cherchez un texte réaliste sur la condition des réfugiés palestiniens, ici ils ne sont pas réfugiés, passez votre chemin. La mère rencontre son futur époux australien sur internet et elle et son fils débarquent immédiatement dans une belle maison. La famille palestinienne est cultivée et le garçon est athée, donc vous ne trouverez pas non plus de chocs de culture apocalyptique. C’est une romance d’ado, mais qui fleure foutrement bon l’adolescence, avec les neurones en ébullition sur fond de romance compliquée. J’ai passé un moment attendrissant et j’ai été surpris par la profondeur et l’universalité de ce récit.   

Ambiance : 0,5
Personnages : 1
Intrigue : 0,5
Ecriture : 0,5
Ressenti : 1

Note globale : 3,5/5

Et maintenant, si vous souhaitez passer au bloc opératoire =D :

!!!! ATTENTION SPOILER !!!!

Ambiance : L’intrigue se déroule à Sydney et je suis assez septique quant à ce choix. On sent que ce pays n’est pas familier à l’autrice, rien de la culture australienne ne nous est transmis. Les personnages principaux sont férus de littérature, mais même celui qui est australien ne cite aucune référence australienne (et si oui, ça ne m’a pas marqué). De même je soupçonne un soucis climatique alors qu’il semble faire chaud pendant le mois d’août, mais on est dans l’hémisphère Sud les gars. En Août il fait au alentour de 13° à Sydney. Du coup, mon cerveau a fini par placer l’action dans le Sud de la France. De vous à moi, je ne comprends pas cette lubie qu’ont certains auteurs francophones à vouloir situer leur action dans un pays anglophone.  Mis à part ce souci géographique, l’ambiance est celle d’une série pour adolescent. Des scènes très intimistes et attendrissantes, d’autres où les perso se bourrent la gueule et finissent la tête au-dessus des chiottes entre deux crises de panique. Ce roman fleure bon l’adolescence jusqu’ici. 0,5

Ah, les soirée entre ados... 
Ne sont ils pas mignons comme des pokémons ?


Personnages : Un bon gros point bien gras ! C’est le point fort du livre. Même si… Le personnage palestinien n’a pas vraiment le syndrome post traumatique des survivants de guerre. Ses troubles psychologiques ressemblent plus à celui d’un ado en proie à un profond mal-être. Bon, ce bouquin vend de la romance, pas de la psychologie de guerre, donc on s’en fout. Les ados souffrent à cause de leurs pères mais pour des raisons très différentes et je trouve ça très bien mené. L’un a vécu l’horreur de la guerre mais a grandi dans l’amour de sa famille, l’autre est né dans le confort et la paix, mais dans une famille froide, sans affection, où il est battu (entre autres choses). L’un étant comme le négatif de l’autre, c’est fin et poétique. 1

Intrigue : Quelque chose de simple, mais qui a déjà fait ses preuves. Le point fort du roman, c’est la tendresse, la fraîcheur et l’innocence de ses personnages. En sachant que ce que j’appelle l’innocence est cette incapacité à s’habituer à la cruauté ou à l’injustice, la révolte, les sentiments tranchants et sans nuances. Oui, les mecs tombent amoureux, ils vivent une romance toute mignonne et tout… Mais clairement, leur romance n’est pas le sujet principal. Ce livre parle de l’adolescence et de sa fureur caractéristique. On est loin de ces ados décérébrés qui bouffent de la merde, se crament les neurones en matant conneries sur conneries à la télé ou sur internet et qui ne se préoccupent que de la dernière tendance pour coiffer leur mèche sur le côté. Non, ici, ça sent l’orgie épistémologique, la boulimie de connaissance, le refus du monde crade et cruel, les vannes de la compassion et de l’empathie sont grandes ouvertes et ça m’a fait du bien. Je me suis senti moins seul. Cependant, ça manque de péripéties. L’histoire est intense au niveau émotion, mais point de vue action, ça reste assez plat à mon goût. 0,5

Ecriture : De vrais ados. Ils se racontent aux lecteurs, à leurs journaux intimes, à leurs êtres chers disparus, à eux mêmes. La poésie ponctue le récit, un passage où l’australien se fait battre par son père m’a profondément touché. J’adore son écriture et vous lirez pourquoi dans mon ressenti. Le seul point négatif, je l’adresserai à la maison d’édition. L’autrice à un souci avec l’imparfait dans les dialogues et la même erreur se reproduit tout au long du livre. Franchement, c’est pas cool et ça coûte un demi point en moins. 0,5

Mon ressenti : Ce livre m’a énormément troublé car j’ai eu l’impression de lire mes propres mots. J’écrivais comme ça il y a dix ans, mes cahiers étaient noirs de poésies surréalistes et de représentations de multivers. Ce bouquin s’épanche en partie sur les malheurs du monde, il y en a qui trouveront cela immature et lourd. Personnellement, j’ai été ravi de me sentir moins seul. L’autrice vient également d’une île : Haïti surnommée « l’île maudite ». Alors quand elle écrit sur l’injustice et la souffrance, j’imagine qu’elle sait un minimum de quoi il retourne. 1




lundi 30 octobre 2017

Review : Le Projet Belliciste Tome 1 de Thierry Lawrence Bernard

Dernièrement, j’ai eu la chance découvrir un auteur de SF sur Facebook. Nous nous sommes rencontrés au hasard d’une discussion sur les maisons d’édition et il me disait rencontrer des difficultés avec son « Projet Belliciste ». Après plusieurs échanges, il me propose de lire son livre, histoire de voir si je lui trouve quelque chose de choquant ou de dérangeant. Oh pétard… La claque de ouf que je me suis prise.







Ambiance : L’ambiance de ce roman est très soignée. En SF, c’est toujours plus compliqué de décrire les bâtiments d’habitation ou de guerre. Surtout quand ceux-ci sont en orbite autour d’une planète et issus d’une technologie non humaine. Trop souvent, les aliens sont traités de façon manichéenne et caricaturale. Ce n’est pas le cas ici, même si on a à faire à des « gris » (ce ne sont pas les aliens les plus originaux, on est d’accord), leur civilisation, leur technologie et leur croyances religieuses sont dépeintes avec minutie et réalisme. Rien n’est laissé au hasard. Mais la grande originalité de ce roman, c’est la façon dont est traitée l’humanité. +1

Personnage : C’est le premier roman SF que je lis, où il n’y a pas d’hommes. Du moins, d’humains masculins. Au début ça faisait bizarre, les trois quarts des adjectifs, des noms et des pronoms sont accordés au féminin. D’habitude le nombre personnages féminins est toujours inférieur à celui des hommes, de plus elles sont souvent reléguées à des rôles secondaires. Avec ce roman, j’ai été bien servie. C’est une galerie de portraits féminins réalistes. Les « Bellicistes » comme elles sont nommées, sont soit des soldates, soit des génitrices contraintes de pondre des futures soldates. Alors dit comme ça, ça peut faire gros délire de mecs sadiques, mais ce serait porter un jugement hâtif. Le regard que porte le narrateur sur les souffrances de ces femmes est compatissant et respectueux. Même lorsqu’elles subissent des tortures, mêmes lorsque leurs corps volent en charpie dans les explosions des champs de bataille, elles sont époustouflantes et admirables.  Une fois qu’on sait que l’auteur est un homme engagé contre la prostitution de rue et les trafics d’humains, ça change la donne. En gros, dans ce roman, la rue est remplacée par la guerre. La psychologie des personnages et leurs comportements post traumatiques sont ahurissants de réalisme. Ajoutez à ça, une très bonne retranscription de ce qu’est le milieu militaire, l’armée, c’est +1 direct.

Les bellicistes me rappellent mes héroïnes préférées, ici lorsque Kusanagi de Ghost in the Shell 
essaie d'ouvrir la trappe d'un tank à mains nues...

Intrigue : C’est là que ce roman déballe l’artillerie lourde. Le roman évolue dans un univers militaire, en gros, les thaumaturges (nos aliens gris) ont réduit l’humanité en esclavage et il s’en serve comme chair à canon pour soumettre les autres civilisations de la galaxie. Tout est passé au crible. Politique, fanatisme, éthique… L’intrigue est riche et pourtant claire et accessible. Les scènes d’action sont magistrales ! Bon sang j’en avais la chair de poule et la bouche remplie de bave ! Que ce soit les scènes de batailles spatiales ou sur sol ! Du space opéra qui poutre Starwars et fait passer les batailles de The Edge Of Tomorrow pour des comptines. Imaginez la scène de débarquement du soldat Ryan avec des supers soldates boostées à la technologie alien ! C’est du putain de grand art.   +1

Ecriture : L’auteur est autodidacte. Dans le sens où il n’a pas fait de grandes études littéraires ou autre. Et ben ça poutre tout autant. Le ton est juste, le vocabulaire si riche que j’ai dû solliciter mon ami google plusieurs fois. Les scènes intimes sont sensuelles et pudiques. Les scènes d’action… Sont à couper le souffle. Le petit plus, c’est l’emploi de quelques mots ou expressions québécoises, mais rien d’incompréhensible pour des franco-français. Etant créole, j’ai trouvé amusant de découvrir les expressions d’un autre pays francophone. +1

Mon ressenti : Je n’ai pas ressenti une telle claque depuis La Stratégie Ender d'Orson Scott Card et la première série Gunnm de Yukito Kishiro . LEs bellicistes sont de la même trempe que Gally et Kusanagui (Ghost in the Shell). J’aime que la SF mêle l’action et les émotions. Ça change drastiquement des clichés du genre. Quand j’ai refermé le livre, je n’avais qu’une envie, retourner me battre dans l’espace auprès des bellicistes. Chanter leur complainte, suer sang et eau, tomber, se relever, mourir pour accomplir « l’Héritage » ! +1

C’est un 5/5 en ce qui me concerne.

Et la suite c’est quand tu veux M. Thierry Lawrence Bernard.